Sommaire Mention Groupe Lourd

8) ALCOOL ET MEDICAMENTS

8) ALCOOL ET MEDICAMENTS

ALCOOL :

Pour un conducteur professionnel le slogan "Boire ou conduire" doit toujours être présent à l'esprit. Il en va de sa sécurité, de celle des autres et de l'avenir de sa vie professionnelle.

 

Aspect social :

L'opinion publique, en généra considère que les conducteurs de poids lourds sont des consommateurs d'alcool. Nombreux sont les poids lourds à l'arrêt devant les relais routiers. Souvent les gens pensent que c'est pour permettre à leurs conducteurs de consommer une boisson alcoolisée. Actuellement, cette image de marque s'est légèrement atténuée, bien que les relais routiers soient toujours aussi fréquentés.

La réglementation sociale en matière de transport prévoit un arrêt obligatoire après 4 H 30 de conduite continue. Or, sur les routes il n'y a pas d'aires de repos suffisamment grandes comportant une structure d'accueil .Les conducteurs de poids lourds sont donc obligés de s'arrêter le plus souvent devant les relais routiers où ils trouvent de quoi se désaltérer, la nourriture, la possibilité de faire un brin de toilette, parfois même d'effectuer l'entretien du véhicule ou la possibilité de déposer un colis.

Il se crée un réseau de services rendus par le biais des relais routiers qui bien souvent récompensé par une consommation alcool, car en France c'est une tradition. Le buveur de sirop ou de jus de fruits fait encore figure de marginal dans notre société, bien que cette image tende à disparaître lentement, car 'offrir le choix" est une courtoisie qu'il conviendrait de mettre en évidence

 

Aspect individuel :

L'alcool abrutit l'individu et peut dans certains cas devenir une drogue à par entière. Dans ce cas les effets habituels des drogues s'observent chez ces sujets devenus des malades alcooliques. L’impossibilité psychologique et physiologique de se passer d'alcool et la nécessité pour eux d'augmenter progressivement, mais inéluctablement leur consommation en raison de l'accoutumance de leur organisme.

 

L'alcoolisme doit être traité comme une maladie et non comme une tare. Il existe des organismes qui luttent contre ce fléau, car tout individu peut guérir.

 

En matière de conduite automobile, l'alcool libère bien souvent une agressivité normalement réfrénée, modifie les comportements et provoque en particulier une surestimation des capacités et une indifférence au danger.

 

En conséquence, un conducteur professionnel doit éviter absolument de consommer de l'alcool avant de prendre le volant s'il veut éviter de courir un grand risque pour sa propre personne et celle des autres usagers de la route.

 

SANCTIONS :

Rétention

Suspension

Annulation

Perte de points sur le permis de conduire (6 points pour un délit)

 

Les effets psychophysiologiques de l'alcool sur la conduite

EFFETS SEDATIFS

EFFETS DESINHIBITEURS

 

Dépression, fatigue tendances autodestructrices,

 

 

Diminution de la peur Confiance en soi exagérée

 

Pertes de mémoire

Pertes des apprentissages

 

Désorganisation des processus intellectuels

Diminution de la capacité d'autocritique

 

Inattention, sommeil

 

 

Prise de risques et désorganisation

 

Importance dans les accidents de la route :

Alcool : en cause dans + de 30 % des accidents, soit 3 000 morts environ par an.

 

Les métiers de la route et l'alcool :

Les conducteurs routiers sont particulièrement exposés

Repas aux restaurants.

Amplitude des journées de travail qui nécessite de nombreux repas.

Aspect social : séparation du cercle familial.

 

MEDICAMENTS

Aspect social :

Nous avons le triste privilège d'être en France les champions mondiaux de la consommation de médicaments psychotropes (somnifères, tranquillisants, antidépresseurs, neuroleptiques).

 

Si les relations entre alcool et accidents de la route sont bien établies et bien chiffrées, le rapport entre prise de tranquillisants et accidents est bien moins connu. Cependant, il apparaît dans les statistiques que les accidents chez les consommateurs de médicaments sont plus graves que chez les accidentés qui n'ont pas absorbé de médicaments.

 

Il est clair qu'un grand nombre de médicaments présentent des effets indésirables pouvant influencer l'aptitude à conduire sans que le conducteur en soit conscient (modification de la perception ou de l'habileté motrice).

 

Par ailleurs, le mélange alcool+médicaments est particulièrement dangereux. En effet, il est démontré que l'association de deux facteurs de risque indépendants l'un de l'autre aboutit à une multiplication (et pas seulement une addition) de ces derniers. Pour prendre un exemple, un conducteur qui a un taux d'alcoolémie de 0,50g et qui est sous traitement de médicaments sédatifs augmente le risque d'avoir un accident en principe par 6 (2 pour l'alcoolémie X 3 pour les médicaments).

 

Aspect individuel :

Avant de prendre le volant, il convient donc de se renseigner sur les conséquences de l'absorption d’un médicament. Si certains médicaments comme les tranquillisants sont connus pour leurs effets négatifs sur la conduite, d'autres, aux conséquences identiques, le sont moins, tels les sirops contre la toux ou les médicaments contre les allergies

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